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 Les fils de la nuit - Récit

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hermine
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MessageSujet: Les fils de la nuit - Récit   Dim 5 Avr 2009 - 20:51

INTRO:
Un jour une âme refusa de partir sans avoir dit au revoir a son amant, elle demanda donc a une jeune humaine de lui prêter sont corps, en échange celle-ci obtiendrait vie éternelle et beauté. La jeune femme accepta...
Quelques années plus tard l’âme quitta le corps : Lilith était né, et avec elles les races mythiques...


CHAPITRE 1: Naissance
J’avais découvert les lieux par accident, cherchant en vain un abri pour la nuit. La lune argentée éclairait doucement le haut du toit de chaume. Je sentis un énorme soulagement m’envahir. Sans hésitation je poussai la porte branlante, dont les charnières grinçantes me rappelèrent le bruit des chaînes d’une prison. Qu’est ce qu’une prison déjà? Je froncais les sourcils. Une douleur me traversa le visage. Un cri de douleur m'échappa. Mon esprit douloureux refusai de répondre. Dérouté, je rouvris les yeux et remarquais avec surprise que malgré la noirceur de la pièce j’y voyais comme en plein jour. « La transformation avait elle commencé? » Je me figeais, « la transformation ? » Une nouvelle décharge me traversa le corps, pâlissant, je me pliais en deux pour la contenir. J’aperçus une paillasse qui servait certainement de lit à l'ancien propriétaire des lieux. Le corps en sueur, la douleur sourde rendant chacun de mes mouvements difficiles, je me traînais jusqu’à elle. Combien de temps me fallut-il pour l'atteindre? Des minutes… des heures peut-être… Je sombrais. Noyé dans une vague de douleur plus forte que toutes les autres. Détruisant le peu de raison qu’il me restait.

J'ouvris les yeux. Mon corps ne semblait plus ressentir aucunes douleurs, mais je resté méfient. « Douleur ? J’avais eu mal ? J’avais ? Comment m’appelais-je déjà ? » Tournant délicatement la tête vers la droite pour éviter une nouvelle vague de douleur, je regardais la pièce où je me trouvais. Rien! Je ne reconnaissais pas du tout cet endroit. Je me relevais avec souplesse. J’aperçus alors des grains de poussières voletant ça et là dans la lumière du matin, ils filtrait à travers l’inter sixte des volets. Par réflexe je commençais à les compter, 150…1952…2950… Je tendis la main vers l’un deux. « Aoutch ».Une flèche de feu venait de se planter dans ma main. La ramenant à moi, je la regardais, surpris. Rien, une ombre légère tout au plus qui s'effaçait déjà de ma peau laiteuse. Je voulu vérifié. Toujours contemplant ma main je la tendis vers la lumière. De nouveau la brûlure traversa ma main, mais j’étais prés. Je me mis à l’observer, des lambeaux de chair s'effilochait d'elle, dans des vagues de douleur lancinante. Noircissant peu à peu, ma main perdait de la consistance. Elle était presque entièrement consumée. Je la retirais avec vivacité. Un mot s’imposa dans mon esprit « vampire », ma nature, mon espèce. Je ne sais pas pourquoi mais l'idée n'eus aucun mal à s'imposer à moi, telle une évidence. Je savais au moins ce que j'étais, un bon point de départ pour comprendre la raison de la présence dans cette bicoque branlante.

A la nuit tombée la douleur dans ma gorge était telle que j’en aurais pleurer si j’en avais été capable. Les flammes de l’enfer léchaient avec plaisir l’intérieur de mon être. J’avais faim, une faim terrible. Dés que les rayons du soleil disparurent complètement, je me mis à courir, les arbres défilant. J’humais l’air à la recherche d’un quelconque humain égaré, une bergère, un délicieux jeune homme, un barbare s’il le fallait. Tout à coup une légère brise m’envoya un parfum subtile et délicieux. J’accélérais, l’excitation emplissait mon corps, mes gestes devinrent invisible, mon souffle fut imperceptible, je devins un prédateur silencieux.
Je l’aperçus quelques secondes plus tard, je notais rapidement que c’était une jeune fille d'à peu prés 20 ans, avant de me jeter sur elle. Je lui brisais quelques côtes au passage et sans plus m’intéresser à ses cris, j’enfonçais mes crocs dans sa gorge palpitante. Le sang chaud coula doucement dans ma bouche se mêlant a ma salive tel du vin, enivrant. La douleur s’estompa laissant place à un plaisir indescriptible. Les perles de rubis glissaient en moi, telle une douce jouissance. Malheureusement elle ne fut pas vraiment à la hauteur de mes espérances. Déçus je retirais un à un mes doigts que j’avais plantés dans son dos et son bras pour la maintenir en place. Suçant les perles de sang qui en coulaient. Effacer les traces devint alors une obsession, tel un instinct de survie je la démembrais et scarifiais afin d'effacer toute trace de mon passage. Une fois la tâche terminée, je repartis en chasse…
Je rouvrit les yeux, horrifié. Je me mis immédiatement à chercher les preuves de mon crime, tout en espérant profondément que ce ne fut qu’un stupide cauchemar. Il ne me fallut que quelques millièmes de secondes pour m’apercevoir que ce n'était pas le cas. En état de choc, je m’assis sur l’espèce de paillasson sur lequel je m’étais écroulé hier, le ventre plein, vautré dans le bien être. « Beurk ! » Si j’avais pus vomir, j’aurais vidé mes entrailles du sang de la pauvre enfant et de tous ceux qui avait suivis. Mais mon instinct, encore lui! Me dictait que c’était impossible. Je fis alors le serment de ne plus jamais touchais un humain de toute mon existence, fut elle éternelle.

Un serment que je ne tenue pas. Comme beaucoup d'autres.


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hermine
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MessageSujet: Re: Les fils de la nuit - Récit   Dim 5 Avr 2009 - 20:52

CHAPITRE 2: Entre deux
Je me rappel de ma naissance. Tellement étrange. Depuis bien des choses se sont produites. J'étais devenue un homme de la haute société vampirique et j'avais a présent un nom: Awen, j'avais eu des amis et des amantes, des richesses aussi et bien sur je me suis arrangé pour avoir du pouvoir, alors pourquoi? Pourquoi suis je enfermer avec une sorcière psychopathe?


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MessageSujet: Re: Les fils de la nuit - Récit   Dim 5 Avr 2009 - 20:52

CHAPITRE 3: La traque
Le conseil avait tranché pour racheter ma faute il me faudrait capturer « Le démon » qui habitait le château de la forêt. Une mission suicide qui ferait office d'excuse pour expliquer ma mort ou si par hasard je survivais, j'aurais au moins servit à quelque chose. Ces vieillards séniles me le payeraient, me faire perdre ainsi mon temps et compter sur une mort aussi stupide. Je détestais être sous-estimé ! Mais comme les ennuis n'arrivent jamais seuls, la sorcière et sa meute enragée étaient absentes. Si le temps n'avait pas autant joué contre moi, j'aurais attendu paisiblement son retour profitant des possibles blessés chez les cabots. Malheureusement je n'en avais que très peu. Voilà pourquoi je courais depuis des heures à la recherche de cette maudite sorcière.

La lune me souriait avec insolence tandis que les arbres défilaient à toute allure, j'écoutais la forêt... elle me répondit de son implacable silence. Je m'arrêtais, humais l'air avec attention, cherchent une trace de Carmenia ... (quel non stupide pour une sorcière !), puis repartit cela n'avait pas prit plus d'une demi seconde. Un vent léger me frôla dans ma course, se faufilant a travers les branchages touffus, il portait avec lui l'odeur du sang. Loin de m'allécher, je fus prit d'un violent dégoût. Bah! Au moins j'étais sûr d'être dans la bonne direction. Le sang des chiens lunaires pourrissait l'air. Je fus sorti de mes pensées par un léger bruissement provenant de derrière le grand chêne à environ 1500 mètres. Perdu dans mes pensées j'avais baissé ma garde, pas que ce soit gravissime mais ce n'étais pas digne de moi. J'écoutais à nouveau, plus rien... Je courais prudemment dans la direction du bruit. Plus j'avançais vers l'origine du son, plus l'odeur de clébard mouillé s'accentuait. A vrai dire l'odeur en elle même n'était pas désagréable, mais tout ce qu'elle supposait et rappelait en moi me porter un goût acre à la bouche...

Il était là ! Allongé sur le dos, dans une position douloureuse. Son visage légèrement penché vers moi. Malgré les écorchures et multiples blessures, il était magnifique... Son visage était fin et délicat, comme ciselé par le plus fabuleux des artisans, il était aussi d'une blancheur virginale encadré par de longs cheveux blonds comme les blés, lui donnant plus l'air d'un ange que d'un monstre poilu et agressif.
« Awen reprends-toi!! »
« Ouais! Ouais! »
Immédiatement je sortis de ma torpeur contemplative et me poussais à examiner la situation d'un œil critique. Il avait sur les flans des morsures de loup qui peinaient à se refermer malgré son pouvoir de guérison. Je conclu rapidement que c'était des blessures causées par des loups garous et qu'ils étaient plusieurs … une meute peut être. Mon attention fut attirée par des marques distinctes de menottes et attaches, sur les poignets et les chevilles. S'était-il enfui? C'était peu probable. Mais pourquoi la sorcière l'aurait-elle libérer? Ou alors c'était une chasse ? J'aurais dû l'abandonner, le laisser ici. Mais je ne pût m’y résoudre. J'étais vraiment le plus stupide des imbéciles que cette terre est portée. Pff! Au moins il me servira d'appât.


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MessageSujet: Re: Les fils de la nuit - Récit   Dim 5 Avr 2009 - 20:52

CHAPITRE 4 : La traque ...

La traque, habituellement il aimait ça, mais pas cette fois… Au cœur de la nuit, un petit loup blanc courrait pour sauver sa vie et reprendre sa liberté. Il était l'objet de cette traque. Il n'était pas un animal domestique, il aimait sa liberté, même si c'était pour vivre seul, sans personne auprès de lui. Pendant qu'il courrait pour échapper à la meute domestiquée à ses trousses, il repensait à ce qu'y l'avait poussé dans ce piège.

Zéphyr était un jeune homme aux longs cheveux blonds et raides, ses yeux étaient d’un bleu clair comme celui du ciel. Il est bien plus petit que les siens… C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il était exclu. Pour un loup garou, être trop petit est considéré comme un handicap, une tare. C'est pourquoi il fut rejeté de sa meute, et mit à l'écart. Il devait donc chasser seul, tel un loup solitaire. En tant que humain il était plus souvent en ville en plein jour que dans son village avec la meute.
Il aimait le soleil, il était certain ainsi de ne pas rencontrer ses pires ennemis, les vampires, les buveurs de sang… Assis sur un banc dans le parc de la ville, il regardait les humains, insouciants aux dangers auxquels ils étaient exposés. Il soupira, se demandant pourquoi il était si petit. Même les femelles étaient plus grandes que lui. D'ailleurs personne ne voulait de lui comme compagnon, surtout quand on savait pour quel sexe son cœur balançait. Il préférait les mâles aux femelles. Elles ne l’attiraient pas, surtout celles plus grandes que lui.
Une odeur étrange lui sauta aux narines, le coupant dans ses réflexions, son odorat surdéveloppé lui indiqua qu’une meute entourant une sorcière était proche. Il était surpris, il avait déjà entendu parler de ce genre de meute, des loups qui avait laissé leur liberté pour vivre plus longtemps. Tels des animaux domestiques au service des sorcières. Quelle idiotie, comment pouvait-on préférer une vie de servitude, à une mort libre ? Lui, son choix était tout arrêté. Il ne voulait pas qu’on le prive de sa liberté, si triste fut-elle. Il retroussa ses lèvres, grognant presque, il regarda autour de lui. Il savait qu’il ne pouvait pas fuir, ni se battre, ni se transformer. Ses congénères le flairèrent et ils se dirigèrent vers lui, accompagné d’une créature féminine, qui avait l’air d’une gamine. C’était une sorcière, elle ? Elle le dévisageait d’un air malsain, espiègle, enfantin même. Il se doutait qu’une sorcière ne pouvait être aussi jeune, ce devait être une illusion, comme elles se plaisaient à en faire. Elle s’avança vers lui, touchant au passage l’épaule de ses laquais qui se calmèrent.
- Bonjour jeune homme, il est rare de voir un des tiens seuls.
- Je suis un loup solitaire, je n’ai pas de meute, dit-il sarcastique.
Les lèvres de la sorcière se retroussèrent pour lui lancer un regard menaçant.
- Viens avec moi, je te l’ordonne.
- Plutôt mourir…
Sa vitesse ne l’aiderait pas, pas maintenant, surtout que la sorcière prononça un mot qui fit se tordre de douleur le jeune Zéphyr. Il fit tomber son livre ainsi que son porte feuille. Puis tout devint noir, il n’entendit plus rien.
Quand il s’était réveillé, il avait perdu la notion du temps. Combien de temps avait-il dormi ? Et où était-il ? Il regarda ses mains, ses pieds… Il était enchaîné dans une cage aux barreaux très rapprochés et en acier. Il posa ses mains sur son cou. Rien. Il soupira juste avant de se rendre compte qu’il était nu. Pourquoi toute cette mascarade ? Soupirant, il se transforma pour enlever les chaînes et pour cacher sa nudité. Les barreaux étaient tellement serrés qu’il ne pouvait pas passer. C’est alors que la sorcière entra.
- Tu es enfin réveillé ? Bon chien.
Zéphyr dressa ses poils et grogna de colère, près à attaquer, mais il se transforma, mettant ses mains pour cacher ses parties intimes.
- Je ne suis pas un chien, jamais tu ne me domestiqueras sorcière…
- Dis moi, tu es petit pour un loup. Mes animaux domestiques m’ont dit que tu avais sûrement été rejeté par les tiens… Ne veux-tu pas te venger d’eux en venant à mes côtés ?
- Pas question, je préfère mourir que de servir d’animal de compagnie à qui que ce soit.
- Tu es le premier. Les autres préfèrent vivre!
La sorcière entra dans la cage, et immobilisa le jeune loup garou d’un mot. Zéphyr essaya de bouger. Rien à faire, il glapit quand la sorcière lui caressa le torse et le visage. A cet instant, il sentit une intrusion en lui, comme si on fouillait dans son esprit, dans ses souvenirs.
- Qui est Jack ?
- Où as-tu entendu ce nom ?
- Qui est Jack, redemanda-t-elle.
- Mon premier amour.
- Tu aimes donc les hommes, dommage, j’aurais pu jouer de mes charmes.
- Quels charmes peut bien avoir une gamine ?
Elle relâcha son emprise sur lui, et lui donna une gifle monumentale. Il eut un sourire satisfait, ne ressentant pas la douleur de cette baffe. Un léger filé de sang coulait de sa lèvre. Comme il pouvait de nouveau bouger, il se transforma en loup. Vu la puissance qu’il avait en étant loup, il devina que la pleine lune ne tarderait pas. Sa vitesse et sa petite taille seraient un avantage certain pour s’échapper.

La traque, habituellement, il aimait ça... Pas cette fois néanmoins. Courant où ses pattes endolories par les morsures de ses congénères pouvaient l’emmener, ne prêtant pas attention à la direction où il se rendait. Il n’avait qu’une seule idée en tête ... échapper à cette meute domestiquée. Il détestait vraiment être le gibier. En courant il s’écorchait aux branches qui se trouvaient sur son chemin. Plusieurs heures plus tard, épuisé, écorché vif, blessé de toutes part, il se laissa tomber sur le sol. Les loups domestiqués ne voulaient pas s’approcher de lui. Pourquoi ? Sa vue était brouillée, il ne voyait pas bien. Il reprit sa forme humaine, et il s’évanouit. Il ne savait pas qu’il se trouvait proche d’un vampire. Il était libre… pour un temps…
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MessageSujet: Re: Les fils de la nuit - Récit   Dim 5 Avr 2009 - 20:55

CHAPITRE 5 : L'auberge des immortels:

L'auberge des immortels existait depuis des siècles, considérée comme maudite par les habitants des villages alentours elle avait traversé les âges sans vraiment connaître la race humaine. Par contre si elle avait pût conter tout ce qu'elle avait vu, entendu ou caché, on aurait alors l'histoire complète des filles et fils de la nuit. Tous les immortels connaissaient les lieux, depuis des siècles c’est là que se déroulaient les événements les plus marquants de l'histoire nocturne. C'est la aussi qu'on allait boire un verre de sang frais les nuits d'été ou qu'on réservait une chambre de choix pour sa compagne pendant les chaleurs. Et bien sûr c’est là que les fugitifs allaient se cacher au nez et à la barbe de tous. C'est exactement ce qu'il faisait... disparaître avec le loup blanc. Il avait donc demandé aux propriétaires, son ami depuis de nombreux siècles, de lui réserver la chambre sous les toits, lieux discret dans lequel on pouvait disparaître durant des années sans que personne ne se doute de rien. Par le passé il avait déjà habité les lieux pour une longue période et savait donc à quoi s'attendre. Depuis plusieurs heures il attendait. Le loup blanc ne se réveillait pas, sûrement trop blessé pour quoi que se soit.

Zéphyr avait mal, si mal, trop mal. La première chose en lui qui se réveilla était son odorat. Il renifla l’air et tordit son visage dans une grimace monumentale. Aussitôt le vampire se pencha en avant cherchant à comprendre ce qu’y n'allait pas. S'il mourrait ça n'allait pas être pratique. Zéphyr humait une odeur infecte qui lui montait aux narines, une odeur de sang, une odeur de… vampire. Il ouvrit douloureusement les yeux et regarda autour de lui d’un air affolé. Le buveur de sang toujours penché en avant l'observait cherchant à comprendre ce qu'il lui passait par l'esprit. Zéphyr lui aussi cherchait à se remettre les idées en place « Que se passait-il ? » « Où était-il ? » C’est alors qu’il le vit … le vampire et se recroquevilla sur lui-même, gémissant de douleur.

-Qui es tu ? Que m’as-tu fais ?

Zéphyr ne se souvenait pas vraiment de la sorcière… pour l’instant. Mais les souvenirs lui revinrent et il posa ses mains sur sa tête. Criant, il prononça le nom de la sorcière. Coupant net la réponse du vampire, qui sursauta, « N'est ce pas le nom de ma proie? » pensa t'il. Il nota intérieurement que son hypothèse était la bonne, le lupin même s'il semblait fou, devait être un prisonnier ou un membre de la meute qui fuyait par rébellion. Quoi qu'il fut, il serait un excellent appât. Mais il ne fallait pas qu'il meure. Il se retourna rapidement pour aller chercher Kemina, voir si elle pouvait vérifier si tout allait bien.

- Carmenia… Sors de ma tête sorcière… Tu es au service de cette saleté toi aussi ? Tu veux me faire plier avec ton beau corps ? Je ne suis pas dupe, laisse moi… hurla Zéphyr.

Le loup se recroquevilla sur lui-même, oubliant ses blessures. Il avait beau avoir mal, il préférait ne pas voir un corps si tentant. Il ne voulait pas succomber à ses désirs. Carmenia semblait connaître ses goûts. Il ne la laisserait pas le posséder. Il ne voulait appartenir à personne.

Tandis que Zéphyr se torturait l'esprit le vampire se figea, se retournent vivement et à son grand étonnement, rougit jusqu'aux oreilles … de colère. Enfin c’est tout du moins ce dont il se persuadait intérieurement, malgré la voix cristalline qui hurlait dans sa tête à tout va « ton beau corps ». Nouvelle rougeur, nouvelle hésitation. Il finit par se convaincre qu'à ses heures si Kemina et Garoc ne pouvaient s'éclipser discrètement, il allait devoir s'occuper lui même de cette chose magnifique. Soupirant, il s'approcha du corps recroquevillé. Il était beau, mais qu'est-ce qu'il était braillard.
Zéphyr fixait le vampire qui se rapprochait de lui. Par réflexe il recula d’un pas, puis d’un autre, il était trop affaibli pour se battre, ou pour courir. Il se retrouva rapidement dos au mur, et frissonnant, il le regarda dans les yeux. Le vampire en question était un peu perdu pour le moment. Prit entre irritation, inquiétude et des... « nan pas sa!!! », se maudissant intérieurement il regarda à nouveau la créature qui repartait de plus belle dans un délire incompréhensible.

- Qui es-tu ? Pourquoi me suis-tu ? Tu veux me tuer ? Tu veux me donner à cette vipère ? Je préfère la mort que la servitude…

Il tenta de se métamorphoser, mais il était trop faible, et il s’affaissa sur le sol, haletant. C’était si dur, si… Il ne devait pas regarder le vampire, il ne devait pas avoir envie qu’il lui fasse l’amour.
Celui-ci, totalement inconscient de l'effet réel de sa présence se raidit. Il en était sûr, la chose avait tenté de se transformer, « grrrrrrrrr » perdant toute amabilité il fonça sur le jeune homme. L'attrapant par le dessous des bras et le traînant jusqu'au lit, il grommela...
Zéphyr regarda le vampire qui n’avait toujours pas dit un seul mot. Inquiet, mort de peur, fatigué, il regarda dans sa direction . Qu’allait-il lui faire ? Que lui voulait-il ? Il n’avait pas la force de bouger, pas la force de parler, il ne pouvait plus rien faire. Tout ce qu’il espérait, c’était de ne pas mourir, vivre pour pouvoir reprendre sa liberté. Bon sang, que ce vampire était beau… Mais pourquoi pensait-il ainsi ? Pendant un moment pareil ? Il devait avoir perdu l’esprit, à n’en pas douter.

Le suceur de sang le regarda, une fois passée sa beauté on ne pouvait pas douter de la peur et de l'inquiétude qui habitait le loup. Il se montra plus doux, l'allongeant doucement sur le lit, lui retirant délicatement une mèche de cheveux blond du visage. Ce que Zéphyr laissa faire bien qu'un peu affolé. Sa peau était glacée, elle produisit une drôle de sensation chez le lupin, loin d'être désagréable cependant sur son corps brûlant. Toujours cherchant ses mots le vampire, tenta de l'apaiser.

- Je manque à tous mes devoirs. C'est vrai que je ne suis pas présenté, tu devais en être inquiet... je m'appelle Awen.

« En même temps difficile de t'expliquer quelque chose entre tes braillements » rajouta t'il intérieurement.

- Voilà une bonne de chose faite! Lui dit Awen dans un sourire. Euh … Ah! Oui, je t'ai découvert allongé dans les bois. Je t'ai donc ramené ici, nous sommes chez des amies à moi. Bienvenue dans mon royaume. Dit il en désignant d'un mouvement du bras les alentours de la pièce.

Zéphyr regarda autour de lui en écoutant le vampire. Sa voix de cristal lui plaisait, il était si attirant. Soupirant comme un collégien, il détourna le regard. Il essaya de redire son prénom.

- A…

Awen retient un soupire, « un homme de Cro-Magnon , voilà ce qu'il avait ramené. S'il avait même du mal à communiqué on était mal barré, une voix intérieure ricana « Tu t'attendais à quoi? C'est un loup, faut pas trop lui en demander ».

- wen… Awen… Merci de… m’avoir sauvé… termina Zéphyr

Il baissa la tête, pour ne pas montrer qu’il rougissait. Awen blanchit, une douce clochette venait de le remercier. Oubliant tous sarcasmes, son cœur rata un battement, il avait la même voix... En plus cette chose lui semblait tellement… humaine et chaude... Non ce n'est pas les mots qu'il fallait employer, c'était plutôt « dé...dési...désirable », pensa t'il en soupirant intérieurement. Il était totalement perturbé par l'attitude du loup, comment s'appelle t'il d'ailleurs?

- Mais de rien euh …

Zéphyr regarda le vampire, en soupirant de nouveau. Il n’avait pas dit comment il s’appelait ? Il était tellement largué, toujours aux aguets, s’attendant à un guet-apens. Il répondit à sa question non formulée.

-Zéphyr… Zéphyr Sydney. Je suis un… un loup, mais tu… tu t’en es déjà… rendu compte…

Il regarda Awen dans les yeux, et, soudain prit d’une envie, s’approcha de lui, en lui tendant la main. Depuis le début, Awen ressentait une forte attirance pour le lupin, sa voix, son visage, jusqu'à son … odeur « Beurk! », était il devenu fou? Quoi il en soit, il continua, passant ses bras autour du loup et le serrant contre lui. Quitte à être damné autant que ce soit agréable. Nichant sa tête dans le cou du loup, il sentit une douce odeur de mousse et de peau. L'envie d’y croquer était forte … mais il se retint. Comme envoûté il retrouva les gestes du passé, qu'il pensait oubliés. Laissant ses mains courir dans la chevelure du jeune garçon.

- Zéphyr hein? … C'est un très beau prénom. N'est pas peur, je suis juste … rien oublie.

Tout le long Zéphyr l'avait regardé, respirant son odeur au passage. Sentir la main glacée d’Awen dans ses cheveux faisait une drôle de sensation. Il le sentit tout à coup esquissé un mouvement de retraite. Sa main réagit toute seule, s’accrochant à sa veste. Il se blottit contre lui un peu plus. Awen le vampire était-il lui aussi attiré par les hommes ? Il était le seul de sa meute, il… Sa meute… Il lâcha la veste de Awen, et détourna le regard. C’était impossible. Mais… Il avait été rejeté par sa meute, pourquoi pensait-il encore à elle? Levant son regard vers le vampire, il soupira.

- Continue ta phrase… Tu es juste quoi ?

Vexé par le comportement lunatique du loup, il détourna les yeux et marmonna un « rien oublie ». Il ne se l'avouait pas mais pendant un instant il avait perdu le contrôle et il avait espéré que c'était pareil pour Zéphyr. Mais pourquoi serait-il attirer par les mâles. Et puis lui même n'aimait-il pas les femmes? C'était d'un loup dont on parlait en plus. Pff!

- Encore « rien oublie » ? Tu ne veux pas avouer que tu aimes les hommes ? Ricana un Zéphyr passablement agacé

« Aimer… les hommes, hein? » ricana à nouveau la voix intérieure de Awen. « Au point où j'en suis, un peu plus monstrueux ou pas qu'est ce que ça pourrais bien faire? » répondit-il hargneux.
Zéphyr tenta de se lever pour partir. Il avait mal à la jambe… Ou patte peut-être… Il regarda le vampire et soupira. Celui ci le regardait se trémoussait, totalement perdu dans ces pensé. Il n'avait pas l'air de réagir, Zéphyr de plus en plus agacé tentait de se levé. N'est-ce pas lui le premier qui l'avait prit dans ses bras?

-Si je ne t’attire pas, je vais partir… finit-il par lui dire.

Au mot attirer Awen se raidit. Un sourire amusé naquis sur ses lèvres, le loup était à n'en pas douté attirer par les hommes. Il décida de le taquiner. Zéphyr ne vit pas son sourire ironique, obsédé par ses souvenirs et sa colère. Il ne savait pas pourquoi il était dans cet état. C’était pareil avec Jack. Il s’était énervé quand il avait vu que ce tombeur né l’avait repoussé comme une simple fille. Comme avec Jack ? Il… nan, impossible. Rougissant, il s’appuya contre le mur pour ne pas montrer ce qu’il se passait. Il ressemblait exactement à ce qu’on pourrait appeler une tomate cramoisie. Du coup, il ne remarqua pas Awen qui avait suivi toute la scène, suivant ses réactions les yeux pétillants de malice, tel un enfant devant un nouveau jouet.

- Tu me parles d'attirance, et ensuite tu vas te cacher contre le mur comme une fillette?
Zéphyr se retourna vivement vers Awen un peu moins rouge, mais rouge tout de même, et il le regarda dans les yeux en grognant de rage.
- Je ne suis pas une fillette, mets toi bien ça dans le crâne…
Il se rapprocha dangereusement de lui et lui prit la main violemment. Le regardant avec rage dans les yeux, il feula un instant, et se tourna vers la porte.
- Je n’ai plus rien à faire ici,… Je te revaudrais ça, et on sera quitte.
- Tu te défiles? Lui susurra Awen a l'oreille.

Rapide… Zéphyr ne l'avait pas sentit se déplacer. Awen venait d'enrouler son bras autour de ses hanches le retournant. Puis toujours le tenant il venait de se coller à lui rapprochant son visage du sien. Awen ne voulait pas qu'il parte, il en avait besoin, sans lui la chasse serait plus compliquée, et puis il devait connaître le château. Que faire? « Pourquoi ne pas mêlé, l'obligation et l'agréable? » lui susurra sa voix intérieure.

- J'en ai envie! C'est vrai je l'admets. Mais je ne vais pas te forcer. Chuchota doucement Awen dans l'oreille de Zéphyr.
Rougissant de nouveau, Zéphyr le regarda en face, et soupira. Il frissonna au contact de sa peau froide contre la sienne.
- Awen, je… Tu… Tu en as envie ? Vraiment ?

Il ferma les yeux quand il vit le visage de Awen si proche du sien. Prenant sa réaction pour un accord, le vampire approcha d'avantage son visage du sien en se décalant légèrement vers la droite. Leurs lèvres se fondirent l'une dans l'autre. La chaleur de Zéphyr fit frissonner de plaisir Awen, il adorait ça. Il glissa sa langue entre les lèvres entrouverte de Zéphyr.
Zéphyr sentit les lèvres glacées d’Awen presser les siennes avec une certaine ardeur. C’était son premier baiser. La langue du vampire passa sans trop de difficulté la barrière de ses lèvres pour aller jouer avec la sienne. Ni une, ni deux, Zéphyr plaça ses bras sur la nuque d’Awen. Manquant peu à peu d’oxygène, il rompit le baiser, bien que très désolé. Il ouvrit les yeux et regarda le vampire.

- Je… Tu… Tu viens de me donner mon… premier baiser…

- Vraiment? Je n'ai pas du tout remarquer. Chuchota t'il a l'oreille de celui ci.

En fait, maintenant qu'il le savait ça le choquait un peu. Après tout le jeune homme s'était montré très entreprenant. Il pensait que c'était un acte dénué de sens pour lui, voir même une façon de le remercier. Alors peut être que... non impossible il ne pouvait avoir eut un sentiment si humain et stupide. Si ses amie vampires avaient entendu ça, ils l'auraient chambré pour milles ans au moins.
Pff! Le coup de foudre on aura tout entendu...
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Kanji-chan



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MessageSujet: Re: Les fils de la nuit - Récit   Ven 27 Mai 2011 - 20:10

T'as un de ces talents pour écrir!!!J'adore cette histoire. slt1
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Kanji-chan



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MessageSujet: Re: Les fils de la nuit - Récit   Ven 27 Mai 2011 - 20:15

T'as un de ces talents pour écrir!!!J'adore cette histoire. slt1
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Miss Rowell



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MessageSujet: Re: Les fils de la nuit - Récit   Lun 15 Aoû 2011 - 13:56

Yaaata , c'est sympa comme tout, cette histoire. A quand la suite ?

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Kanji-chan



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MessageSujet: Re: Les fils de la nuit - Récit   Sam 24 Sep 2011 - 17:43

Dès que je me suis inscrite c'est ton oeuvre à toi qui m'a le plus interessée.Comme tout le monde l'a déjà dit tu es très doué.J'ai hâte de lire la suite. fête1
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Ame



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MessageSujet: Re: Les fils de la nuit - Récit   Mer 5 Oct 2011 - 22:35

Euh désolée de vous decevoir mais Hermine n'est plus une membre active donc bah la suite il y a assez peu de chance qu'elle voit le jour...

_________________
Some say the world will end in fire, Some say in ice,
From what I've tasted of desire, I hold with those who favors fire.
But if it had to perish twice, I think I know enough of hate,
To say that for destruction ice, Is also great
And would suffice. R. Frost
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MessageSujet: Re: Les fils de la nuit - Récit   Aujourd'hui à 3:08

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Les fils de la nuit - Récit
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